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Types d'article : Décryptages Dispositifs

L’accueil des réfugiés dans les centres universitaires de France

Témoignages de 3 étudiants-réfugiés :

Alaa,  étudiante B1 de Créteil

« Je m’appelle Alaa. J’ai 23 ans et je suis venu en France il y a presque 3 ans maintenant.

Lorsque je suis arrivé en France je ne parlais pas aucun mot en français.
mes amis syriens et moi avons été accueillis par l’université de Créteil et particulièrement la maison des langues pour effectuer un cours en français afin de nous préparer à continuer nous études dans des universités françaises.

J’ai accompli là-bas 3 niveaux en langue française ce qu’il m’a permet d’intégrer l’école de management « IAE Gustave Eiffel » en première année de licence.

Déjà ce choix je l’ai trouvé grâce au service d’orientation scolaire qui a été fourni par la maison des langues, qui m’a aidé beaucoup à savoir quelle est le meilleur parcours universitaire pour moi.

Le fait d’être dans un centre universitaire m’as permet vivre dans un ambiance universitaire et pas seulement un cours de langue dans un institut… en plus l’ambiance chaleureuse et avoir des professeurs extraordinaires m’a vraiment aider de m’améliorer à l’oral, à la compréhension et aussi l’écriture.

Je suis sorti de Delcife avec le niveau B1 mais si j’avais fait le B2 ça aurait m’aider beaucoup plus dans mes études vu qu’en B2 il y a des cours comme économie, droit pour donner aux étudiants un aperçu de ce qu’ils vont avoir dans leurs études. »

Propos recueills par Elizabeth Champseix

 

Mohamed,  étudiant B1 de l’université d’Angers

« Je viens du Soudan, je suis arrivé en France en 2014. J’avais une difficulté pour communiquer avec les gens, juste je connais « merci bonjour ».

L’apprentissage de la langue française :

Pour étudier, j’ai commencé à suivre les cours au mois de juin à France Terre d’asile pour apprendre la langue française, j’ai suivi les cours dans les associations, c’était bien. Après il y a eu une occasion au CeLFE. J’ai suivi les ateliers Passerelle* avec Maeva. A l’association c’est pas comme l’université. On apprend des choses comme s’organiser bien : comment on écrit un texte, comment on s’exprime, c’est très intéressant.

Pour la culture française, pour connaitre la vie quotidienne en France, c’était magnifique. C’était dur mais ca va pour parler, je peux exprimer mais c’est pas parfaitement.

Avant je ne connaissais pas les mots parce que je parle n’importe quoi. L’association, ils ont donné un livre, ils ont mis le vocabulaire le sujet. En général on travaille grammaire, conjugaison. Ici il y a plusieurs choses sur la communication, on connaitre la culture, les différentes cultures… On a appris beaucoup de choses.

Après j’ai intégré le DUEF B1.1 au premier semestre. La difficulté, c’est toujours les fautes d’orthographe, avant j’écris très mal mais ça va mieux. La compréhension orale aussi, ca parle vite.

Dans le groupe, je trouve que c’est très agréable, on a des relations très sympas, c’est multiculturel, c’est très intéressant, chacun apporte sa culture, ça c’est très intéressant, ça s’est bien passé avec les autres étudiants, on demande pas l’âge…

Son projet :

J’ai étudié minérogéologie mais je ne sais pas si je vais continuer. Je sais pas l’éducation et la manière, je sais pas comment je vais étudier… J’ai étudié jusqu’en 3ème année à l’université. Là-bas, c’est pas le même climat.

La vie en France :

Au début c’est difficile. Quand on connait pas une langue, c’est difficile, avant je parlais anglais mais les gens ils ont dit « non je parle pas ». Parfois quand je veux exprimer une chose, quand je parle, ils comprennent rien.

Aujourd’hui je pense que quand je parle on comprend mieux, je pense que c’est mieux qu’avant. Quand vous allez au magasin, c’est obligé de communiquer pour se faire des amis. On a des activités par exemple le mercredi « international meetings ».  il y a des étudiants, on parle français. Parfois je suis allé au France Terre d’Asile pour traduire et je suis bénévole à l’association Croix-Rouge pour trier des vêtements. On parle français. »

* les ateliers Passerelle ont été mis en place au CeLFE en 2016 et 2017 pour les réfugiés et demandeurs d’asile, ayant un  projet universitaire. Il s’agit d’ateliers de langue et culture française permettant l’intégration de ces étudiants soit dans le DUEF, (en fonction des places disponibles) soit directement à l’Université.

Propos recueillis par Julie Fouchet

 

Bachar, étudiant de Bordeaux

 « Pour nous, l’apprentissage de la langue française est capital ; c’est la porte ouverte sur la France, pour le travail et l’insertion. C’est aussi très important d’avoir des cours sur l’histoire de la France et sur la culture française : on peut mieux connaître les lois, les règlements et les valeurs françaises ; on peut alors mieux comprendre le comportement et les réactions des Français. Enfin, pour vraiment bien maîtriser la langue française et continuer des études en France, c’est nécessaire d’avoir une formation intensive et sur plusieurs semestres, comme dans les centres FLE universitaires, car le français est une langue très belle mais très difficile ! »


Thèmes : Dispositifs

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