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L’intégration de savoirs disciplinaires en FLE : le cas de l’enseignement de l’histoire

Louis Porcher affirmait en 1986, en se fondant le célèbre sociologue Pierre Bourdieu, à quel point les connaissances culturelles sont essentielles dans la compréhension d’une société.

Les sciences historiques en tant que discipline universitaire, permettent à l’apprenant FLE d’améliorer toutes les compétences linguistiques orales et écrites ainsi que d’acquérir des notions précises qui serviront nécessairement dans la poursuite de nombreux cursus universitaires en France. Cet enseignement permet également de se familiariser avec les exercices académiques français.

Que ce soit pour les événements factuels ou pour l’imaginaire collectif qu’elle représente, la Révolution française de 1789-1799 et les rêves qu’elle nous a transmis semble incontournable. L’étude de la Déclaration des Droits de l’Homme du 26 août 1789, mentionnée dans le préambule de la Constitution de la Ve République, est également un point essentiel. Par l’étude de ce document authentique, dont l’essentiel du texte peut être abordé en niveau B1/B2, l’apprenant peut saisir l’importance de concepts comme la liberté de pensée et d’expression (articles 10 et 11) dont de récents événements tragiques ont montré l’actualité.

De la même façon, il serait opportun d’intégrer l’histoire de la colonisation et de la décolonisation françaises ainsi que celle de l’immigration pour comprendre la France d’aujourd’hui.

Pour ce faire, il serait intéressant de privilégier autant que faire se peut des documents authentiques iconographiques ou textuels.

En mettant à l’épreuve la faculté de l’apprenant à comprendre un discours élaboré et à formuler une pensée complexe, la discipline historique semble se légitimer en classe de FLE. L’histoire pourrait également permettre à l’enseignant d’aborder en classe de langue des débats actuels capitaux en mettant de côté l’émotionnalité du présent.

Extrait de la Tribune « les savoirs disciplinaires » publiée dans le français dans le monde n °420 (http://www.fdlm.org/)

Par Alexandre Koulmann de l’Institut International d’Études Françaises de Strasbourg


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